Saison 3

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t53

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Résumé

  • En tentant de s’opposer au monstrogoth Alpha, Goldorak s’est fait arracher un bras. Pire encore, Vénusia a été éjectée de son appareil et capturée par le monstre qui grimpe aussitôt sur le toit d’un gratte-ciel, sa proie à la main. Abandonnant Goldorak aux soins d’Alcor, Actarus parvient néanmoins à la libérer avec l’aide de Phénicia. À bord de sa soucoupe de commandement, Dantus quitte le Camp de la Lune Noire pour aller personnellement superviser la suite des opérations. Le grand Stratéguerre donne à Minos et à Horos l’ordre de l’accompagner avec la soucoupe amirale et de se mettre à sa disposition. Entre-temps, le monstrogoth se dirige vers le Centre et Goldorak, fortement endommagé, n’est pas en état de combattre. Actarus et ses amis opèrent plusieurs manœuvres dilatoires pour retarder le monstre : ils le piègent d’abord dans un cercle de feu, ensuite ils l’attirent à leur poursuite en virevoltant autour de lui avec leurs motos. Dantus ordonne à la bête de reprendre le chemin du Centre, mais la diversion a réussi car, dans l’intervalle, Goldorak a pu être réparé. Elle a aussi permis à Horos de comprendre que c’est via son bracelet que Dantus contrôle le monstrogoth. Goldorak et la patrouille des Aigles partent assurer la défense du Centre et engagent le combat. C’est à ce moment que, transgressant les instructions de Dantus, la soucoupe amirale sort de sa cachette et vient rôder autour des combattants. Ce qu’espérait Minos se produit : Vénusia et Phénicia la prennent en chasse. Faisant mine de vouloir échapper à ses poursuivants, la soucoupe amirale les conduit tout droit vers l’endroit où est posé le vaisseau de Dantus, puis disparaît en plongeant dans la mer. Résolue à ne pas laisser cet autre engin  lui échapper à son tour, Phénicia déploie les tarières de Fossoirak, fonce vers sa cible et l’éventre. Après quoi, les deux filles s’en retournent prêter main forte à Actarus et Alcor, sévèrement malmenés par le monstre. Blessé, Dantus voit Minos et Horos faire irruption dans sa soucoupe à moitié détruite et réalise qu’il a été trahi. Tandis qu’Horos brise le bracelet de commandes, Minos, d’un coup de poignard dans le dos, met fin à l’existence de Dantus. En mauvaise posture, Actarus perçoit soudain un changement dans le comportement du monstrogoth, dont les assauts semblent maintenant aveugles et désordonnés, et comprend que la bête n’est plus télécommandée. Plus rapide et plus agile que son adversaire, Goldorak contre-attaque. Un coup d’astéro-haches bien placé et le monstre finit coupé en deux. De retour sur la Lune, Minos et Horos, d’un ton faussement désolé, annoncent au grand Stratéguerre que Dantus est héroïquement tombé au combat. Sans se douter un instant de la forfaiture que les deux commandants viennent de commettre, le souverain leur confie la mission de retourner sur Terre et d’y établir une nouvelle base.

Critique

  • Cette seconde partie du diptyque 52-53 se révèle aussi époustouflante que la première. Dantus, dont on aurait pu croire un instant qu’il allait devenir le nouvel ennemi n° 1 de Goldorak, n’aura finalement tenu que le temps de trois épisodes, si l’on compte L’étoile noire (ép. 51) dans lequel il ne joue qu’un rôle mineur. Sa disparition rappelle bien évidemment celle de Janus (ép. 7), assassiné lui aussi par un chef de Véga qu’il menaçait de supplanter, mais cette similitude n’empêche nullement d’apprécier ce qui restera l’une des scènes les plus mémorables de toute la série.

Remarques

  • La scène d’ouverture, où le monstrogoth escalade un gratte-ciel en tenant Vénusia dans le creux de la main est bien sûr un hommage au grand classique King Kong, réalisé en 1933 par Schoedsack et Cooper. 
  • Les forces de Véga mettent en service un nouveau modèle de navettes, qui remplace l’ancien. 
  • Minos et Horos, qui ont toujours utilisé un « vous » distant, se tutoient désormais.

Couacs

  • Changement de nom pour Dantus, qui est rebaptisé Achéron (cette anicroche est due à une interruption entre le doublage de la saison 2 et celui de la saison 3).
  • L’endroit où le bras de Goldorak a été sectionné varie d’un plan à l’autre. 

t54

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Résumé

  • Véga a créé un golgoth d’une agilité et d’une rapidité exceptionnelles, issu de la fusion d’un serpent et d’un rapace. Envoyé sur Terre, l’engin donne beaucoup de fil à retordre à la Patrouille des Aigles, puis abandonne le combat sans raison apparente. C’est ensuite une escadrille de navettes qui lance une attaque, avant de s’enfuir elle aussi. Ces opérations de harcèlement ont en réalité pour but de masquer l’acheminement de matériel destiné à la construction de la base sous-marine que Minos et Horos ont pour mission d’installer. N’en faisant qu’à sa tête, Phénicia se sépare de ses camarades et se lance seule à la recherche du golgoth, qu’elle finit par retrouver. Son Fossoirak envoyé au tapis, elle est secourue par Alcor, tandis que les deux autres s’occupent du monstre. Celui-ci plonge dans la mer et, en le poursuivant, Actarus et Vénusia découvrent la base en construction. Les Aigles font coup double en détruisant le golgoth d’abord, la base ensuite.

Critique

  • Situé juste après le fabuleux diptyque 52-53, cet épisode sans grand éclat et au scénario plutôt mince semble franchement ennuyeux.

Remarques

  • Même s’il est dit par Procyon qu’il appartient à la nouvelle génération de bêtes cybernétisées, le monstrogoth est classiquement appelé « golgoth ». Ce sera également le cas de tous les suivants et le terme de « monstrogoth » ne sera plus jamais employé.

Perles de la version française

  • Avant de plonger avec Vénusiak, Actarus innove en clamant non pas l’habituel et affreux « immergation », mais un inattendu « sous-marinage » qui ne vaut guère mieux.

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 Résumé

  • Horos se voit confier par Véga le commandement des opérations de reconstruction de la base sous-marine, tandis que Minos est chargé de voler des matériaux aux Terriens. Vexé d’en être réduit à exécuter de simples rapines, ce dernier prend l’initiative de passer à l’action malgré l’interdiction de son rival. Profitant de la confusion créée par une attaque de navettes, il expédie discrètement un golgoth dans la rivière qui longe le Centre. À l’abri des regards, l’engin commence à remonter le cours d’eau en direction de son objectif, mais il est malgré tout vu par Rigel et Mizar, qui pêchaient dans le coin et qui, immédiatement, donnent l’alerte par téléphone. La Patrouille des Aigles intervient aussitôt, obligeant le golgoth à faire surface. Alors qu’Actarus et Alcor ont fort à faire avec le monstre, Vénusia et Phénicia s’emploient à essayer de stopper les trois torpilles qu’il a lancées dans la rivière et qui foncent tout droit vers le Centre. Après maintes difficultés, les garçons viendront finalement à bout du golgoth, tandis que les filles sauveront le Centre in extremis.

Critique

  • Un épisode d’un assez bon niveau. À défaut d’être original, le scénario est bien construit.

Remarques

  • La rivalité entre Minos et Horos reprend de plus belle; l’alliance qu’ils avaient conclue quand ils étaient menacés par Dantus (ép. 53) n’est déjà plus qu’un lointain souvenir.
  • Le golgoth est doté de la faculté de s’agrandir. Cette particularité ne réapparaîtra qu’une seule fois par la suite (ép. 61).

Couacs

  • L’épilogue, qui nous montre la Patrouille des Aigles rentrant au bercail, contient à lui seul deux erreurs. D’une part, comparons la disposition des appareils vus depuis les cockpits et celle qui nous est donnée par le plan d’ensemble de l’escadrille : elles sont totalement inversées. D’autre part, les images des cockpits nous indiquent clairement que les quatre appareils volent à la même altitude; or, vu du dessous, Goldorak apparaît nettement trop petit, comme s’il volait plus haut que les autres. 

t56
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Résumé

  • Le professeur Procyon a mis au point un satellite, baptisé « Lynx de l’espace », capable de déceler le rayonnement électromagnétique émis par les engins extraterrestres. La première utilisation de ce satellite permet à la Patrouille des Aigles de remporter une victoire éclatante en détruisant un tunnel sous-marin d’une importance stratégique majeure. À la suite de ce succès, Procyon est invité par le docteur Schubyller  à une conférence internationale qui doit se dérouler en Suisse. Les deux savants ont bon espoir de faire voter l’adoption du Lynx par les toutes les nations de la planète, ce qui empêcherait définitivement Véga d’établir des bases sur Terre. Mais dès l’ouverture des débats, Procyon est abasourdi d’entendre Schubyller, qui pourtant l’avait toujours soutenu et encouragé, dénigrer violemment son projet, l’accusant même d’être à la solde de l’ennemi et de vouloir utiliser le Lynx à des fins d’espionnage. Sur ces entrefaites, un golgoth attaque le palais des Congrès où a lieu la conférence. Goldorak et la Patrouille des Aigles interviennent aussitôt et détruisent l’assaillant. Schubyller exploite l’incident pour convaincre le Conseil que Procyon est bel et bien un allié de Véga et que le Lynx constitue une menace pour l’humanité. La mort dans l’âme, le professeur assiste à la destruction de son satellite, abattu par les unités terriennes de défense. C’est alors que lui reviennent en mémoire quelques attitudes inhabituelles qu’a eues Schubyller lors de son exposé. Par ailleurs, comment ce dernier pouvait-il savoir, sans même l’avoir vu, que c’était un golgoth qui était en train d’attaquer le palais des Congrès ? Soudain assaillis d’un doute, Procyon et les Aigles se précipitent au domicile du savant, où ils découvrent Schubyller et son assistante Elsa  ligotés et bâillonnés. Tout devient subitement clair : l’homme qui a persuadé les autorités terriennes de détruire le Lynx n’était qu’un sosie envoyé par Véga. Schubyller propose de réunir une autre conférence pour rétablir la vérité, mais Procyon, amèrement lucide, l’en dissuade car le mal est fait : le sosie (qui n’était autre qu’Horos déguisé) s’est montré particulièrement convaincant et regagner la confiance du Conseil sera impossible. Le projet d’un réseau mondial de surveillance est irrémédiablement enterré, mais tout n’est cependant pas perdu car Lynx 2 est déjà prêt à être lancé.

Critique

  • Un épisode à la fois captivant et très original. L’ambiance de film d’espionnage, sur fond de paysages helvétiques, est particulièrement plaisante.

Remarque

  • Les protagonistes arborent des tenues vestimentaires très inhabituelles… que chacun appréciera selon ses goûts. 
  • Comme cela a déjà été le cas dans quelques épisodes antérieurs, on a recours à la narration en voix off. Mais pour une fois, le narrateur est Actarus, alors que c’est d’ordinaire au professeur Procyon qu’échoit ce rôle.

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 Résumé

  • Un soir, en pleine métropole, Akénor , un jeune garçon esseulé, est témoin d’un étrange va-et-vient de camions au cours duquel deux policiers et leur voiture sont désintégrés. De fait, dans un hangar camouflé dans un building en construction, les hommes de Véga sont en train d’assembler secrètement un golgoth. S’avisant que ce témoin gênant pourrait en définitive lui être utile, Horos hypnotise l’enfant et le dote de la faculté de contrôler le golgoth, qui ressemble étonnamment à son animal de compagnie, un scarabée baptisé Scaravageur. Alcor et Phénicia, venus passer leur jour de congé en ville, se trouvent rapidement mêlés à l’affaire et manquent d’être tués lorsque le golgoth passe à l’attaque. Toujours sous l’effet de l’hypnose, Akénor est persuadé qu’il s’agit de son Scaravageur et, par jeu, lui ordonne de saccager la ville. La Patrouille des Aigles aura fort à faire pour vaincre le monstre tout en protégeant la vie de l’enfant, mais la victoire sera finalement au rendez-vous.

Critique

  • Un épisode réellement dispensable et fort peu passionnant, au scénario assez confus.

Remarques

  • Les Aigles ne sont cette fois que trois : curieusement, Vénusia n’apparaît pas du tout dans cet épisode.

Couacs

  • Dans la boutique de vêtements, au moment où Phénicia se retourne vers Alcor, elle passe soudain à l’avant-plan, créant ainsi une erreur de perspective. 
  • On peut remarquer un autre problème de perspective dans la scène où Alcor et Phénicia sont face à Akénor : Phénicia apparaît beaucoup plus petite qu’Alcor, comme si elle était à l’arrière-plan, alors qu’elle se trouve devant lui. 

t58

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Résumé

  • Grâce à un ingénieux procédé de métamorphose, un antérak est revêtu de l’exacte apparence de Goldorak. Son pilote, un capitaine de la division Ruine , subit le même traitement et prend l’aspect et la voix du prince d’Euphor. La Patrouille des Aigles fait une sortie contre une escadrille de navettes qui rompt très vite le combat et entraîne Goldorak à sa poursuite. Parvenu hors de l’atmosphère, Actarus réalise qu’il est tombé dans un piège : une nuée de météorites aimantées vient se fixer sur son robot et l’enserre dans un puissant champ magnétique qui l’empêche à la fois de bouger et de communiquer. C’est à ce moment que Minos envoie le faux Goldorak sur Terre. L’imposteur se met aussitôt à semer la mort et la destruction autour de lui, blessant par la même occasion Vénusia. Comme l’avait prévu Véga, les autorités terriennes réagissent en donnant à l’ensemble des forces armées l’ordre d’éliminer Goldorak, devenu une menace pour l’humanité. Persuadé qu’Actarus a été frappé de folie meurtrière, Alcor, le cœur brisé, décide d’éviter à son ami cette mort infâmante et part à sa recherche, résolu à le tuer lui-même. Pendant ce temps, Actarus parvient à se dégager du champ magnétique qui le retenait prisonnier et, ignorant tout ce qui s’est passé en son absence, met le cap sur le Centre. Il voit Alcorak venir à sa rencontre, qui sans préambule lui tire dessus. Goldorak s’abat lourdement au sol. Commotionné, Actarus s’extrait du poste de pilotage. Alcor s’avance vers lui, un pistolet à la main, mais ne trouve pas la force de tirer. En constatant que le prince semble avoir recouvré la raison, il éclate en sanglots et finit par lâcher son arme. De retour au Centre, l’explication d’un sosie chargé de discréditer Goldorak devient évidente, mais le soulagement est de courte durée car, dans l’intervalle, Phénicia a eu la même idée qu’Alcor et est partie elle aussi avec l’intention de tuer son frère. Lorsqu’elle débusque le faux Goldorak, elle comprend qu’elle a affaire à un imposteur car son médaillon, qui devrait normalement réagir à la présence du prince d’Euphor, reste inerte. Actarus et Alcor arrivent à temps pour lui éviter le pire et attaquent l’antérak, qui reprend sa véritable apparence. Il ne faudra que quelques minutes à Goldorak pour lui régler son compte.

Critique

  • L’un des grands épisodes de la saison 3. Du suspense, de l’action, une trame inédite (rendre Actarus persona non grata aux yeux mêmes de ceux pour qui il se bat, il fallait l’oser) et, en prime, quelques jolis moments d’émotion.

Couacs

  • Faute de perspective dans l’épilogue : Goldorak apparaît nettement trop petit au moment où il passe sous Alcorak. 

Perles de la version française

  • On en dira ce qu’on voudra, la « métamorphorisation », ça fait décidément mal aux oreilles…
  • On préférera faire l’impasse sur le lamentable « Karodlag » dont Minos affuble le sosie (lamentable et erroné, car Goldorak inversé aurait dû donner « Karodlog », qui n’aurait été guère meilleur).

t59

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Résumé

  • Un groupe de cinq garçons de Véga  s’apprête à accomplir une périlleuse mission. Idéalistes et naïfs, ils sont sous les ordres du cruel capitaine Dagos , qui leur fait croire que le prince d’Euphor fait régner la terreur sur Terre et qu’il incite les hommes à considérer les gens de Véga comme des ennemis. C’est donc avec la sincère volonté de libérer les Terriens de leur prétendu oppresseur que les cinq jeunes gens se sont portés volontaires. Leur mission consistera à s’emparer du quartier général des forces militaires afin d’obliger Actarus à intervenir et de profiter de l’occasion pour l’abattre. Après avoir simulé un accident d’autocar, le commando prend possession de la tour de contrôle. Le professeur Procyon et Phénicia se trouvaient justement en mission d’inspection à la base militaire et font à présent partie des otages. Arrivé sur les lieux, Actarus comprend immédiatement qu’il a affaire à des jeunes manipulés et entreprend de parlementer avec eux. En signe de sa bonne foi, il demande aux militaires et à Alcor de s’en aller, restant seul face au commando. Lors de l’échange tendu qui s’ensuit, il parvient à désarmer Thébé, le chef du groupe, et à prendre le contrôle de la situation. Mais loin d’exploiter son avantage, le prince d’Euphor oblige simplement les garçons à l’écouter. Il tâche de leur faire prendre conscience des mensonges dont on les a abreuvés et des véritables intentions de Véga. Son discours terminé, il libère Thébé et, à sa grande stupéfaction, lui rend son arme. Excédé, Dagos, qui attendait non loin de là aux commandes d’un antérak, passe à l’attaque et bombarde la base, tuant un des membres du commando. Il embarque les quatre autres à son bord et engage l’affrontement contre Goldorak. Il les envoie ensuite prendre part au combat à bord d’un module autonome dépourvu de tout armement. Malgré les efforts d’Actarus pour les protéger, les jeunes gens sont tués dans le feu de l’action par Dagos lui-même. Galvanisé par la colère, le prince d’Euphor lui fait rapidement payer son crime, puis s’en va se recueillir devant les restes de ces garçons qu’il aurait tant voulu sauver.

Critique

  • Une très belle histoire, davantage axée sur les personnages que sur l’action. Qui plus est, la réalisation est de grande qualité, ce qui ne gâte rien.

Perles de la version française

  • La minute de mièvrerie de l’épisode 59 : « Retournez dans votre galaxie, dites au peuple de Véga que nous pouvons tous vivre en nous aimant comme des frères. […] Surtout, faites ma commission à Véga ».

t60

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Résumé

  • Le vaisseau de commandement d’Horos prend discrètement position à proximité de Lumiville, déploie ses antennes et envoie un signal audio. Aussitôt, des milliers de rats plongent dans la mer et convergent vers la soucoupe amirale dissimulée au large de la métropole. Ensuite, déguisé en humain, Horos s’en va déambuler nuitamment dans les rues de la ville, déposant en divers endroits de minuscules balises émettrices. De retour dans sa soucoupe, il adresse un ultimatum aux Terriens, les sommant de déposer les armes sans quoi de puissantes explosions ravageront la ville à intervalles réguliers. Après quoi, les rats, à présent cybernétisés et équipés de charges explosives, sont relâchés dans Lumiville. Aucune bombe n’ayant été décelée, les Aigles se mettent en patrouille au-dessus de la ville, guettant la moindre activité suspecte. À l’heure annoncée par Horos, une première explosion se produit alors qu’Actarus et ses compagnons n’avaient rien vu venir. Phénicia remarque la présence de nombreux rats sur les lieux du désastre et Actarus comprend alors d’où provient la menace. C’est dès lors la course contre la montre, la prochaine explosion devant avoir lieu une demi-heure plus tard. Procyon suggère de brouiller l’onde de guidage des rats et de les attirer hors de la ville au moyen d’un puissant faisceau lumineux. C’est Phénicia qui se chargera de leur asséner le coup de grâce, une fois la métropole hors de danger.

Critique

  • Véga nous refait une fois de plus le coup des animaux cybernétisés. Ce ne sera pas la dernière. Quoique mineur, cet épisode ne manque cependant pas de charme. Les décors nocturnes de la ville sont de toute beauté.

Remarques

  • Chose rare, voici un épisode sans golgoth ni antérak, l’adversaire étant ici une horde de rats cybernétisés. 
  • La robotisation des rats est menée à bien par un homme de Véga au look assez proche de celui d’Horos.  On ne reverra plus ce personnage par la suite.
  • Première apparition de la soucoupe amirale d’Horos.

Couacs

  • Lorsqu’Horos attire les rats vers sa soucoupe, on voit en arrière-plan la ville ravagée par un gigantesque incendie. Cette image n’a aucun sens, les explosions ne devant se produire que beaucoup plus tard.

t61

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Résumé

  • Au ranch, le cheval Tornade se remet d’une blessure après que Rigel l’a soigné avec un amour et un dévouement exemplaires. À la tête d’un commando de quatre soldats cybernétisés , Horos entreprend un raid souterrain contre le Centre. Une première tentative échoue de peu, Horos passe alors à la deuxième phase de son plan. Il tend un traquenard à Rigel et se débarrasse de lui en le précipitant dans un ravin. Il ordonne ensuite à Cyber 4 de prendre l’apparence de Rigel  et de se mêler aux habitants du ranch. Interloqué par le comportement étrange de son « père », Mizar fait part de ses inquiétudes à ses proches, mais l’imposteur parvient à leur donner le change, jusqu’au moment où Alcor et Phénicia découvrent le vrai Rigel blessé au fond du ravin. C’est à ce moment que les trois autres Cyber lancent une attaque-suicide et réussissent à détruire le générateur principal du Centre. Profitant des avaries provoquées par l’explosion, Horos envoie un golgoth et une escadrille de navettes finir le travail. Pendant que la Patrouille des Aigles s’occupe des navettes, Goldorak éprouve les plus grandes difficultés face au golgoth, dont la foudroyante rapidité lui permet d’esquiver n’importe quelle attaque. À l’issue d’un épuisant chassé-croisé, Actarus arrive malgré tout à exploiter une faute commise par son adversaire et à le détruire. Mais la partie n’est pas terminée pour autant. Toujours sous l’aspect de Rigel, Cyber 4, sans éveiller la moindre méfiance, entre dans le Centre et tire sur le professeur Procyon, mais ne fait heureusement que le blesser. Aussitôt après, les habitants du ranch ont la stupéfaction de voir deux Rigel, chacun prétendant être le vrai. Mizar a l’idée d’aller chercher Tornade et de le placer face aux deux individus. L’instinct du cheval le conduit infailliblement vers son véritable propriétaire, confondant du même coup l’imposteur. Démasqué, Cyber 4 s’empare de la moto d’Actarus et s’enfuit. Il n’a cependant pas l’occasion d’aller bien loin : Horos l’élimine sans pitié pour avoir failli à sa mission.

Critique

  • Un très plaisant épisode, aux multiples péripéties. Les scènes au ranch, cette fois, ne constituent pas de simples pauses anecdotiques, mais font partie intégrante de la trame. Loin du rôle de simple bouffon qui a longtemps été le sien, le personnage de Rigel, tout en gardant son côté comique, déploie ici une humanité et une maturité inattendues.

Remarques

  • On peut apprécier, en début d’épisode, une amusante référence à Gary Cooper.
  • Il faut croire que les armes à feu de Véga manquent véritablement d’efficacité : Horos tire sur Rigel et le rate, Cyber 4 tire sur Procyon et le rate !

t62
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Résumé

  • Pour des raisons encore inconnues, deux avions de chasse et un train sont détruits par de violentes explosions. Mizar recueille un cygne malade et supplie Procyon de le soigner. Alors que la Patrouille des Aigles est sur le point de décoller pour aller combattre un golgoth qui ravage la ville, le professeur découvre un puissant explosif au lasernium dans le bec de l’animal. Il fait aussitôt le lien avec les mystérieux accidents, mais aussi avec l’inhabituelle présence de nombreux cygnes aux alentours du Centre, et comprend qu’il s’agit d’une nouvelle ruse de Véga. Il ordonne aux Aigles de ne pas bouger et à Actarus de sortir par l’une des routes les plus éloignées du Centre et d’attirer les cygnes à lui. Le stratagème fonctionne : les oiseaux robotisés se ruent à la poursuite de Goldorak, laissant à Alcorak, Vénusiak et Fossoirak le champ libre pour décoller sans risques. Après avoir éliminé les cygnes un à un, Actarus se joint à ses coéquipiers pour faire un sort au golgoth.

Critique

  • Un épisode fort peu inspiré et qui sent rudement le déjà vu. Cette énième utilisation des animaux cybernétisés ne fait que souligner la maigreur du scénario.

t63

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Résumé

  • Alizée , une jeune et brillante scientifique extraterrestre, a réussi à créer un rayon glaciateur. Elle et son frère Zéphyr , à présent décédé, caressaient le rêve de pouvoir refroidir des planètes en fusion pour les rendre habitables et fertiles. À l’origine conçue pour répandre la vie, cette invention est immédiatement détournée à des fins militaires par le grand Stratéguerre, qui ordonne à Alizée de se rendre sur Terre et d’utiliser son glaciateur contre Goldorak. Contrainte d’accepter cette mission, elle tente de piéger Actarus mais échoue. Blessée, elle est transportée au Centre, où tous prennent soin d’elle. Alizée s’émeut d’être traitée avec une telle bienveillance par ses hôtes, ignorant que celui qu’elle est censée tuer se trouve parmi eux. Actarus et Alcor partent à la recherche du vaisseau-laboratoire d’Alizée, dissimulé quelque part dans la montagne. Le prince commet l’imprudence d’y entrer et se retrouve piégé à l’intérieur lorsque la porte se referme. Ramenée à son vaisseau afin de délivrer Actarus, Alizée découvre avec stupeur que le prince d’Euphor et le gentil garçon qui lui a témoigné tant d’amitié ne sont qu’une seule et même personne. Elle s’oblige toutefois à faire taire ses sentiments et pointe son arme sur Actarus, décidée à accomplir son devoir. Phénicia fait aussitôt bouclier de son corps, prête à se sacrifier. En voyant l’amour que la jeune fille porte à son frère, Alizée, soudain remuée par le souvenir de son propre frère, flanche. C’est alors que surgit un golgoth envoyé par Minos. Les Aigles remontent précipitamment dans leurs appareils et engagent le combat. Grièvement touchée lors de l’assaut, Alizée tente de jeter son vaisseau contre le monstre, mais celui-ci se montre le plus rapide et la foudroie. La vengeance ne se fait pas attendre : le golgoth est mis en pièces par Actarus et ses compagnons. Sous leurs yeux bouleversés, Alizée s’éteint, heureuse d’avoir une ultime fois connu la chaleur humaine.

Critique

  • Le recyclage d’anciens scénarii est cette fois encore de mise. Âme noble à la destinée tragique, Alizée tient à la fois d’Euridie (ép. 9) et d’Eudixe (ép. 15), également entraînés malgré eux dans les horreurs de la guerre. L’ours polaire n’en reste pas moins un épisode d’une grande beauté, empreint d’émotion. De plus, les personnages d’Alizée et de Zéphyr, graphiquement parlant, sont parmi les plus beaux de toute la série.

Remarques

  • Depuis l’épisode 50 (L’Aigle à quatre têtes), c’est la première fois qu’il est fait allusion aux dons de précognition de Phénicia, à travers la scène où elle pressent la présence d’un vaisseau de Véga caché.
  • Le combat final est d’une violence inaccoutumée : le golgoth finit littéralement déchiqueté par un Actarus déchaîné.

Couacs

  • La phrase que Véga dit à Alizée en début d’épisode : « Ton frère et toi devez vous hâter » est absurde. En effet, Zéphyr est déjà mort : la scène où il apparaît directement après n’est qu’un flash-back.
  • Dans les toutes dernières secondes, on peut voir que les ailerons de la soucoupe porteuse de Goldorak ont disparu ! 

t64

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Résumé

  • Véga teste une nouvelle bombe extrêmement puissante en faisant sauter une île en plein milieu du Pacifique. Parti inspecter le site de la catastrophe à bord de Vénusiak, Alcor est pris à partie par des navettes et secouru par Goldorak. Profitant de l’absence des deux pilotes, Minos envoie un golgoth attaquer la capitale. La monstrueuse araignée géante dépose en plein cœur de la ville une bombe similaire à celle qui a désintégré l’île quelques heures plus tôt. Minos prend contact avec le professeur Procyon et lui donne cinq minutes pour lui livrer Goldorak, faute de quoi, la bombe explosera, tuant douze millions de personnes. Les Aigles décident de tenter le tout pour le tout. À l’issue d’un combat particulièrement violent, durant lequel Vénusia est blessée et Fossoirak gravement endommagé, ils arrivent à défaire le golgoth. Ne disposant plus que de quelques secondes, Actarus s’empare de la bombe et la transporte à pleine vitesse au-dessus de l’océan, où elle explose. Rudement secoué par l’onde de choc, Goldorak fait une chute vertigineuse. Quand il reprend connaissance au Centre, Actarus, blessé, savoure avec ses amis le soulagement de savoir la ville hors de danger.

Critique

  • Si le scénario est plutôt simpliste et sans surprise, l’action est par contre rondement menée. Cinq minutes pour mourir sera surtout apprécié par ceux qui préfèrent les épisodes nerveux et mouvementés.

Remarques

  • Pour la première fois, l’on voit des navettes combattre sous l’eau.

Couacs

  • Au moment où Goldorak saisit la bombe, il est frappé par le rayon du golgoth et est projeté vers l’arrière, tenant toujours la bombe à la main. Pourtant, un plan intermédiaire nous montre qu’elle est restée au sol. 

t65

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Résumé

  • Horos projette de faire sauter une centrale nucléaire de manière à supprimer toute présence humaine dans la région. Trop bien défendu, l’édifice ne pourra être détruit qu’en y infiltrant des agents qui y placeront des explosifs. La mission en est confiée au commandant Sadon , qui estime cette tâche indigne de lui alors qu’il ne rêve que d’en découdre avec Goldorak. Une nuée de missiles est envoyée en direction de la ville. Les Aigles décollent aussitôt et les éliminent un par un. Alcor est le seul à remarquer que l’un des missiles, plus rapide, a changé de cap. Il se lance à sa poursuite et réussit finalement à l’abattre. Horrifié, il voit la carcasse de l’engin s’écraser sur une maison, blessant grièvement ses occupants. Ce qu’il n’a par contre pas vu, c’est qu’avant d’être touché, le missile a largué une capsule qui est directement allée s’enfoncer dans le sol. De retour au Centre, Alcor se reproche de n’avoir pas détruit le missile plus vite et se sent coupable du drame qui s’en est suivi. De son côté, le professeur Procyon a l’impression que cette prétendue attaque contre la ville n’était peut-être qu’une diversion destinée à masquer autre chose. Désireux d’en avoir le cœur net, Alcor retourne en moto à l’endroit où est tombé le missile. Ses investigations lui font découvrir que des hommes de Véga se trouvent dans les parages et ont plongé dans la rivière. Se souvenant soudain que ce cours d’eau traverse la centrale nucléaire, il comprend quel est leur plan et appelle Actarus. Ce dernier intervient immédiatement et, d’un coup de rétro-laser, élimine le commando. Seul survivant, Sadon prend les commandes d’un antérak et passe à l’assaut, malgré l’interdiction de Minos pour qui la destruction de la centrale est prioritaire. Adroit et puissant, il met Goldorak en sérieuse difficulté. Alcor demande à Phénicia de lui confier le pilotage de Fossoirak et se fait un devoir de détruire lui-même l’antérak. Sa victoire lui vaut de recevoir les félicitations de ses compagnons et, mieux encore, de regagner sa propre estime.

Critique

  • Un très bon épisode, au scénario efficace et bien élaboré.

Couacs

  • Lors de sa deuxième sortie, Goldorak est suivi de Vénusiak et de Fossoirak. Pourtant, l’un des contrechamps nous montre furtivement Alcorak derrière lui. 
  • Erreur de proportions : selon qu’il est debout ou dans sa soucoupe porteuse, la taille de Goldorak par rapport à la rivière change considérablement. 
  • La queue de l’antérak a été sectionnée d’un coup de delta-lame. Elle réapparaît cependant peu après, avant de disparaître à nouveau. 

t66

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Résumé

  • Un violent séisme fait émerger un volcan sous-marin, dévoilant du même coup la présence d’une base de Véga située sur son flanc. Horos et Minos envoient en urgence un golgoth pour la détruire et en effacer toute trace. Chargés d’inspecter le secteur, Alcor et Phénicia sont pris à partie par le golgoth, mais parviennent néanmoins à s’échapper. Actarus et Vénusia se rendent à leur tour sur les lieux, affrontent eux aussi le golgoth et se retrouvent dans une situation critique, au grand désespoir de leurs amis impuissants à les aider. Immobilisés au fond de l’océan, menacés de manquer bientôt d’énergie et d’oxygène, Actarus et Vénusia tentent une manœuvre désespérée et remportent le combat.

Critique

  • Un épisode d’un intérêt très limité, sans originalité et au scénario plutôt décousu.

Remarques

  • On nous ressert ici quelques ingrédients déjà utilisés précédemment : les festivités du Nouvel An, avec le même jeu de raquettes et les mêmes peintures faciales (ép. 14 – Le jour du Soleil Levant), les requins cybernétisés (ép. 46 – Le ballet des requins).
  • Goldorak détruit le golgoth sans utiliser ses armes, mais en le précipitant dans le cratère d’un volcan.

t67

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Résumé

  • Pour stopper l’envoi d’engins explosifs contre le Centre, la Patrouille des Aigles est amenée à combattre au-dessus de l’océan. Lancés à la poursuite d’un transporteur de navettes, Goldorak et Vénusiak s’assemblent et plongent. Ils sont assaillis par un golgoth et un antérak, auxquels ils parviennent néanmoins à échapper. Pour le professeur Procyon, l’intention de Véga est claire : attirer Goldorak dans les grands fonds car celui-ci, même avec Vénusiak, ne peut descendre plus bas que 400 mètres sans être écrasé par la pression de l’eau. Pour compenser ce point faible, Procyon travaille à la mise au point d’Aquarak, un véhicule sous-marin qui permettra à Goldorak d’évoluer à des profondeurs bien plus grandes. En attendant que l’engin soit terminé, il défend aux Aigles de se servir de leurs appareils habituels. Une nouvelle attaque a lieu. Ne supportant pas de rester sans rien faire alors que des missiles canardent le Centre, Alcor, malgré l’interdiction de vol, décolle avec l’intention de localiser le point d’origine des tirs ennemis. Par crainte de le voir partir seul, Phénicia le suit. Leur expédition les mène jusqu’à l’océan, où ils repèrent une soucoupe de Véga immobile à la surface de l’eau. Soudain, l’engin déploie ses tentacules, happe Alcorak et disparaît avec lui sous les flots. Peu après, Horos adresse un ultimatum au Centre, menaçant d’exécuter Alcor si le prince d’Euphor ne vient pas jusqu’à la base sous-marine, située à 400 mètres de profondeur. Ayant réussi à tromper la vigilance des hommes de Véga, Alcor se saisit d’un émetteur et envoie un message suppliant Actarus de ne pas venir : la base à 400 mètres n’est qu’un leurre, la véritable installation se trouve à 1000 mètres. Il n’a pas le temps d’en dire plus : Minos l’assomme et met fin à la transmission. Peu inquiet de cet incident car sachant sa base hors d’atteinte, Horos prend les commandes de l’antérak et, accompagné du golgoth, se met en embuscade. Il a soudain la stupéfaction de voir un engin inconnu le dépasser, foncer à toute allure vers les abysses et piquer directement vers le quartier général de Véga. Pendant que Vénusia récupère Alcorak, posé sur la base factice, Actarus, aux commandes d’Aquarak maintenant opérationnel, transperce le blindage de la vraie base, localise Alcor et le délivre. Minos s’enfuit à bord de sa soucoupe amirale et repart vers le Camp de la Lune Noire, tandis que la base succombe sous les tirs du nouvel appareil. Actarus doit maintenant affronter l’antérak et le golgoth. Désormais équipé pour combattre efficacement sous l’eau, il ne lui faudra que quelques minutes pour anéantir les deux monstres. La patrouille des Aigles vient de remporter une victoire décisive. Mais Horos, qui a survécu à la destruction de son antérak, est bien décidé à prendre sa revanche.

Critique

  • Un épisode du meilleur crû, haletant et plein de rebondissements. Rompant avec une certaine stagnation dans laquelle s’était engluée la série, Opération Plongée lui redonne un coup de fouet et nous laisse deviner que le chapitre final vient de commencer.

Remarques

  • Contrairement aux autres appareils conçus par le professeur Procyon, la mise en service d’Aquarak restera sans lendemain. On ne reverra plus cet engin, dont l’utilisation n’aura été qu’un one-shot destiné à en finir avec la base sous-marine de Véga.

t68

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Résumé

  • Après la destruction de la base sous-marine (v. ép. 67 – Opération Plongée), Horos est resté sur Terre et travaille déjà à établir un nouveau quartier général, cette fois dans une région montagneuse. Blessé et trop affaibli pour superviser lui-même les opérations, il en confie la direction à Cyrus , un habitant d’Euphor à présent enrôlé dans les forces de Véga. Dans un premier temps, le jeune homme a pour mission de neutraliser discrètement la base militaire située non loin de là. Profitant de la violente tempête de neige qui sévit dans le secteur, il envoie un golgoth effectuer ce travail. Mais Rigel, qui se trouvait dans la région pour y acheter des chevaux, aperçoit le monstre et le photographie. Repéré et pris en chasse par les hommes de Véga, il échappe à ses poursuivants et prévient le Centre. La Patrouille des Aigles part aussitôt en reconnaissance. Furieux de voir ses plans compromis, Horos humilie cruellement Cyrus et le ravale au rang de simple soldat. Grâce aux indications fournies par Rigel, le golgoth est débusqué et finalement détruit. Lors de l’affrontement, Fossoirak et la navette pilotée par Cyrus font tous deux un atterrissage forcé. Stupéfaits, les deux Euphoriens se reconnaissent et voient leur passé resurgir. Dans un élan spontané, Phénicia se précipite, les bras ouverts, vers celui qui fut son ami d’enfance  mais Cyrus braque son arme sur elle et lui interdit de s’approcher davantage. Incapable de supporter plus longtemps la honte de s’être mis au service de ceux qui ont ravagé Euphor, écœuré de lui-même, il retourne ensuite le pistolet vers sa tempe et tire, laissant Phénicia à son chagrin.

Critique

  • Un bel épisode, empreint d’une certaine mélancolie, et qui met davantage l’accent sur les personnages que sur l’action. Rigel joue un rôle déterminant dans l’intrigue, faisant montre d’une sagacité et d’un courage bien éloignés des pitreries d’autrefois. Quant à Phénicia, elle voit ses souvenirs de la vie sur Euphor revenir petit à petit, ce qui va avoir pour conséquence de la rendre émotionnellement plus fragile (un point que Véga saura exploiter, comme nous le verrons plus tard).

t69

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Résumé

  • Isolée et presque à court d’énergie, la soucoupe amirale d’Horos se dissimule dans les régions polaires, traquée sans relâche par les forces militaires terriennes. Afin de pouvoir regagner le Camp de la Lune Noire, Horos a demandé qu’on vienne le ravitailler en carburant. Il ignore que l’homme qui s’est porté volontaire pour cette mission n’est autre que son propre fils, appelé lui aussi Horos.  Lorsque l’antérak du jeune guerrier pénètre dans l’atmosphère, Goldorak vient l’intercepter et est rapidement mis en sérieuse difficulté par une arme inédite : une aurore artificielle hautement radioactive. À contrecœur, le jeune Horos est obligé de rompre le combat et de s’occuper en priorité de sa mission de ravitaillement. Arrivé à bord, il a la mauvaise surprise de voir son père lui réserver un accueil glacial et lui ordonner de retourner au plus vite sur la Lune. Entre-temps, les Aigles sont venus rejoindre Goldorak. Grâce à un sous-marin de dépistage, ils débusquent la soucoupe amirale sous la banquise et passent à l’attaque. L’immense astronef décolle mais, assailli de toutes parts, subit de lourds dommages. Minos ordonne au jeune Horos d’aller se battre et lui fait comprendre que si son père cherche à l’éloigner, ce n’est pas par mépris, mais uniquement pour le préserver du danger. Après avoir fait partir le module de commandement, dans lequel se trouve son père blessé et sans connaissance, le garçon remonte dans son antérak et passe à l’assaut, tandis que le reste de la soucoupe amirale s’écrase. Pour protéger la fuite de son père, il agrippe Goldorak et déploie à nouveau l’aurore artificielle, neutralisant aussi les trois autres appareils. Revenu à lui, le général Horos, la voix entrecoupée de sanglots, supplie son fils de cesser le combat et de venir le rejoindre. Bouleversé mais résolu à aller jusqu’au bout, celui-ci se rue sur Goldorak et s’autodétruit, essayant sans succès de le faire exploser avec lui. Tandis qu’Horos, accablé de douleur, pleure la mort de son enfant, les Aigles ne peuvent s’empêcher de penser que ce courageux garçon, en d’autres circonstances, aurait pu être leur ami.

Critique

  • Cet épisode, au demeurant excellent, est à coup sûr l’un des plus surprenants de toute la série. À notre grand étonnement, nous voyons Horos, l’un des plus froids et implacables ennemis du prince d’Euphor, y dévoiler des sentiments humains totalement insoupçonnés.

t70

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Résumé

  • Une nuit, Phénicia a l’effrayante vision de son père, le roi d’Euphor, séquestré dans une caverne et torturé par Minas. Dans une sorte de somnambulisme, elle entreprend de partir à son secours, mais elle est stoppée de justesse par Actarus et Alcor. Cette vision n’était autre qu’une suggestion hypnotique induite par la machiavélique Minas, qui charge ensuite le commandant Cocyte  de revêtir l’aspect du roi d’Euphor et d’effectuer une sortie à bord d’un antérak, en ayant soin de montrer son visage à Phénicia. S’ensuit un bref combat, au cours duquel Actarus est blessé, et qui laisse Phénicia hantée par la conviction que son père est toujours vivant et qu’il a besoin de son aide. Pour la libérer de cette obsession, Alcor confronte Phénicia au faux roi d’Euphor, dont il a retrouvé la trace. Bien que l’imposteur ne se montre guère convaincant, Phénicia persiste à croire qu’il s’agit de son père. Seule la vue du cadavre de Cocyte, finalement tué par Actarus et reprenant son apparence véritable, la ramènera douloureusement à la réalité. 

Critique

  • Un épisode de très belle facture. Construit sur le même schéma scénaristique que La reine fantôme (ép. 32), auquel il fait très ouvertement référence, L’imposture constitue davantage une suite qu’un remake. En contrepoint des scènes de dialogues, les combats, extrêmement dynamiques et virevoltants, sont époustouflants.

Remarques

  • Fait unique dans la série, la présence de Minas ne se limite pas, comme d’ordinaire, à une brève intervention : elle apparaît d’entrée de jeu et occupe l’épisode complet, Minos étant ici totalement absent.

Couacs

  • Les flash-back d’Actarus face à la fausse reine Astrida présentent d’importantes discordances avec La reine fantôme : ils nous le montrent sans casque alors qu’il ne l’a jamais ôté.  De même, on le voit ici, désarmé, ouvrir les bras à sa « mère », tandis qu’il est resté constamment sur la défensive.  Enfin, au moment où il ouvre le feu, sa position est totalement différente. 
  • Le bandage d’Actarus disparaît et réapparaît d’un plan à l’autre. 
  • Effet comique involontaire : Phénicia essuie ses larmes… en essuyant la visière de son casque ! 

t71

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Résumé

  • Après une longue errance dans l’espace, Pollux  arrive au Camp de la Lune Noire à bord d’un vieil antérak. Prince héritier de la planète Pallas, dévastée par les forces de Véga, Pollux était jadis le meilleur ami d’Actarus.  Mais de cette fraternelle amitié, il ne garde à présent plus aucun souvenir : un puissant lavage de cerveau, opéré par le grand Stratéguerre lui-même, l’a persuadé que le prince d’Euphor est le criminel qui a ravagé Pallas. Après l’avoir nommé général en chef, Véga l’expédie sur Terre avec la mission de détruire Goldorak. Minos et Horos s’inquiètent qu’une telle confiance soit accordée à un homme qui, s’il recouvrait la mémoire, ne manquerait pas de se retourner contre eux. Machiavélique, le grand Stratéguerre a prévu cette éventualité : l’insigne de général que Pollux porte désormais au bras contient une micro-bombe qui peut à tout moment être activée à distance. Alors qu’ils effectuent une patrouille de routine, Actarus et Alcor sont attaqués par l’antérak. Malgré sa vétusté, l’engin s’avère encore redoutable : en un rien de temps, Alcorak et Goldorak sont tous deux envoyés au tapis. Sous la violence de l’impact, Actarus est éjecté de son poste de pilotage. Pollux met pied à terre et s’avance vers lui, l’arme à la main, résolu à le tuer. Le prince d’Euphor tente de le raisonner en évoquant leur passé commun. Hésitant, désorienté, l’autre perd peu à peu son assurance. C’est alors que Véga ordonne la mise à feu de la bombe, de manière à éliminer les deux garçons en même temps. Voyant l’insigne de son ami s’illuminer, Actarus bondit, le lui arrache et le lance au loin, leur évitant à tous deux d’être déchiquetés par l’explosion. Le choc a pour effet de tirer Pollux de son conditionnement hypnotique. Redevenu lui-même, il réalise avec horreur qu’il a failli tuer son meilleur ami. Il aperçoit soudain la blessure au bras d’Actarus et se souvient que c’est en lui sauvant la vie que le prince d’Euphor a autrefois été touché par un tir de lasernium.  Sans dire un mot, il modifie le réglage de son pistolet et tire sur son ami, qui s’écroule. Lorsque celui-ci reprend connaissance, il constate, stupéfait, que sa blessure a disparu. Actarus comprend alors que l’arme de Pollux était chargée d’un rayon dont on croyait le secret perdu, un rayon qui inverse les effets mortels du lasernium, et que c’est dans le but de le guérir qu’il lui a tiré dessus. Entre-temps, Pollux a repris place dans son antérak. Il décolle et s’élance vers la Lune, décidé à régler ses comptes avec Véga, mais une deuxième bombe était dissimulée à bord. Horrifié, le prince d’Euphor voit son frère de cœur s’anéantir dans une gerbe de flammes.

Critique

  • Fantastique épisode, un des fleurons de la série. La troisième saison, peu soucieuse de continuité, avait quelque peu oublié le sort funeste auquel Actarus était condamné par sa blessure. Le meilleur ami remet cet élément à l’ordre du jour et lui apporte une résolution inattendue. L’histoire nous permet d’apprécier quelques longs flash-back de la guerre sur Euphor, pour une fois en séquences animées et non pas en images fixes. Comme on aurait aimé que ce procédé fût utilisé plus souvent !

t72

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Résumé

  • Après avoir appris que le prince d’Euphor est toujours en vie, Végalia , la fille du grand Stratéguerre, se rend au Camp de la Lune Noire. Jadis fiancée à Actarus, dont elle est toujours éprise, la jeune femme rêve de mettre fin à la guerre. Ayant découvert qu’Euphor est en train de redevenir habitable, elle suggère à son père de conclure une trêve avec Actarus et d’aller s’y installer, rendant ainsi la conquête de la Terre inutile. Véga refuse catégoriquement et demande à Horos de la raisonner, lui promettant en retour la main de sa fille s’il y parvient. Obstinée, Végalia décolle en direction de la Terre, décidée à faire part de son projet à Actarus. D’abord incrédule et méfiant, ce dernier se laisse peu à peu gagner par l’émotion de revoir son ancien amour. En outre, la perspective de retourner un jour sur Euphor et d’y bâtir une nouvelle vie éveille en lui un immense espoir. Mais soudain, un terrible fracas met fin à leur conversation : Horos a suivi Végalia et passe à l’attaque. Sauvé de justesse par l’intervention d’Alcor, Actarus remonte à bord de Goldorak et bat en retraite. Peu après, le Centre capte un appel de Végalia, qui supplie le prince de venir la rejoindre dans la montagne. Celui-ci se rend au rendez-vous, mais Horos est de nouveau là, qui déploie cette fois un puissant armement contre Goldorak. Au moment où l’ennemi allait porter le coup fatal, Végalia place son astronef dans sa ligne de tir et est frappée par le rayon mortel. Aidé par la Patrouille des Aigles, venue lui prêter main forte, Goldorak détruit la soucoupe amirale. Alors que le soleil se lève sur le champ de fleurs redevenu paisible, Végalia sent la vie la quitter. En témoignage de sa sincérité, elle révèle à Actarus l’emplacement du Camp de la Lune Noire. Soudain, Horos surgit des débris de sa soucoupe, l’arme au poing. Heureusement, Alcor l’aperçoit à temps et tire le premier, lui réglant définitivement son compte. Au même moment, la princesse Végalia s’éteint dans les bras de son bien-aimé.

Critique

  • La saison 3 atteint son apogée avec ce fabuleux épisode, au scénario aussi riche qu’intense, et qui nous mène de surprises en rebondissements : l’apparition (hélas trop brève) de la fille du grand Stratéguerre, dont nous ignorions totalement l’existence, l’annonce du retour de la vie sur Euphor, la mort de l’un des principaux chefs de Véga et la révélation d’une information cruciale qui pourrait donner à Actarus un avantage décisif. Tout est à présent en place pour la confrontation finale.

Remarques

  • La princesse amoureuse reprend presque intégralement la trame de Gattaiger – La guerre des soucoupes volantes, le court-métrage pilote qui a donné naissance à la série Goldorak.
  • Il faut croire que la soucoupe amirale d’Horos existait en double exemplaire : détruite lors de l’épisode 69 – Tel père, tel fils, elle réapparaît étrangement ici (mais on peut néanmoins remarquer quelques petites différences : forme des ailes, nouvel empennage).

Couacs

  • À la fin de l’épisode, il y a une grosse faute de raccord dans la scène où Horos s’apprête à tirer dans le dos d’Actarus et est abattu par Alcor, qui l’a vu à temps. Au plan 1, lorsqu’il dégaine son arme, Alcor se trouve juste à côté de Phénicia, au pied de Fossoirak. Mais au plan suivant, on voit par contre Phénicia et Fossoirak loin derrière lui. 
  • Tous les épisodes précédents nous ont présenté Véga comme un être de taille « normale ». Dans le présent épisode, par contre, il nous est bizarrement montré comme une sorte de géant, à côté duquel les autres paraissent minuscules. 

t73

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Résumé

  • Grâce aux indications fournies par Végalia (v. ép. 72 – La princesse amoureuse), la localisation exacte du Camp de la Lune Noire est maintenant connue et confirmée par un satellite-espion qui transmet au Centre les toutes premières images de la base de Véga. La mise au point par Procyon du Cosmorak, un triple vaisseau capable de combattre hors de l’atmosphère terrestre, semble annoncer clairement que l’affrontement final est pour bientôt. Mais Actarus n’entend pas attendre que Cosmorak soit prêt et projette secrètement d’aller attaquer seul le Camp de la Lune Noire et, au besoin, de se sacrifier. Au cours des jours suivants, il savoure pleinement chaque moment passé en compagnie de ses proches, leur témoignant des marques d’affection, de gratitude et de confiance qui finissent par intriguer Alcor, tant elles ressemblent à des adieux. Lors d’une patrouille de routine, Actarus se sépare de ses coéquipiers et prend la direction de la Lune, mais il est rattrapé dans la stratosphère par Alcor, qui a tout compris et qui le convainc non sans mal de renoncer à son projet et de rebrousser chemin. C’est à ce moment qu’un antérak piloté par Minas surgit et foudroie Alcorak…

Critique

  • Troisième et dernier diptyque de la série. Le dénouement s’annonce, le rythme et la tension devraient grimper en force, et, contre toute attente, dans cet avant-dernier épisode… il ne se passe pratiquement rien ! Seules les premières minutes (la découverte du Camp de la Lune Noire) et les dernières (l’attaque-surprise de Minas) retiennent l’attention, tout le reste étant consacré aux états d’âme d’Actarus. Lent et bavard, cet épisode n’a vraiment rien pour lui : à un scénario creux et soporifique, s’ajoute en effet un graphisme particulièrement laid et grossier.

Couacs

  • Lors du combat contre antérak 173, on peut voir les astéro-haches se plier de façon aussi inhabituelle que grotesque. L’instant d’après, l’une des clavicogyres se brise en atteignant l’antérak. 
  • Dans les ultimes secondes de l’épisode, on voit Goldorak au sol; il n’a pas ses clavicogyres aux épaules. Mais dès le début de l’épisode suivant, elles ont miraculeusement réapparu (et intactes!). On remarquera par la même occasion que le décor a considérablement changé. 

t74

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Résumé

  • Attaqués par surprise, Actarus et Alcor sont sévèrement malmenés par l’antérak de Minas. L’appui de Vénusia et de Phénicia, venues en renfort, permet toutefois à Goldorak de reprendre le dessus et de détruire son adversaire. Pendant que les Aigles victorieux s’en retournent au bercail, dans la tête de l’antérak demeurée intacte, Minas a une âpre discussion avec Minos. Ce dernier refuse de s’avouer vaincu et préconise de lancer toutes les navettes contre Goldorak. Excédée, elle se débarrasse de son alter ego en lui administrant une décharge électrique et, désormais libre d’agir à sa guise, prend contact avec le Centre. Au professeur Procyon médusé, elle annonce son intention de tuer le grand Stratéguerre et demande qu’en échange lui soit accordé le droit de se réfugier sur Terre. De retour au Camp de la Lune Noire, Minas met aussitôt son projet à exécution et brandit un pistolet en direction de Véga. Mais au moment fatidique, Minos se réveille et fait dévier le tir. Il saisit l’arme, la retourne vers le demi-visage de Minas et tire. Tandis que sa contrepartie féminine meurt dans un grand cri, Minos s’écroule, lui-même mortellement atteint. Agonisant, il rassemble ses dernières forces et décolle à bord de sa soucoupe amirale, résolu à accomplir un ultime acte de loyauté envers Véga en se faisant exploser en même temps que Goldorak. Croyant avoir affaire à Minas, Actarus se porte à sa rencontre et évite de justesse l’attaque kamikaze de l’énorme astronef, qui ira se fracasser contre une falaise. À présent seul à la tête de son armée, le grand Stratéguerre, dont la raison vacille de plus en plus, décide de lancer l’offensive finale. Après avoir fait sauter le Camp de la Lune Noire en signe de non-retour, il met le cap sur la Terre, suivi d’une imposante armada de navettes. Entre-temps, le professeur Procyon a achevé la mise au point de Cosmorak. Piloté par Alcor, Vénusia et Phénicia, le nouveau vaisseau prend majestueusement son envol et s’élance vers l’espace aux côtés de Goldorak. À l’approche de la flotte adverse, les trois appareils qui le composent se séparent et passent à l’attaque. Après avoir décimé toutes les navettes, les Aigles affrontent maintenant le vaisseau-mère et lui infligent de sérieux dégâts. Pressentant que la partie est perdue, Véga fonce vers la Terre avec l’intention de la contaminer. Décidé à en finir, Actarus fond sur l’ennemi et, d’un coup d’astéro-haches, met fin à l’existence de celui qui se prétendait « le maître de l’univers ». L’instant d’après, les Aigles achèvent le vaisseau-mère, qui explose corps et biens sans avoir pu atteindre l’atmosphère. Véga est mort, mais l’heure de la victoire est aussi celle de la séparation : pour Actarus et Phénicia, le moment est venu de retourner sur leur planète natale. Après de sobres adieux à leurs proches, ils quittent la Terre, le cœur lourd. Mais au moment où Goldorak arrive en vue d’Euphor, la tristesse s’estompe et c’est à Phénicia que reviendra le mot de la fin : « Maintenant, nous allons tout pouvoir recommencer ».

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Critique

  • Quelle fin médiocre ! Et le combat cessa faute de combattants, pourrait-on dire. Pour se faire une idée valable de cet ultime épisode, il faut le considérer comme composé de deux parties bien distinctes, d’inégale qualité et presque sans rapport entre elles. La première inclut le combat contre l’antérak, la trahison de Minas et la mort de Minos. Alliant efficacement action, suspense et coups de théâtre, c’est sans conteste la meilleure, la plus réussie. La deuxième partie, qui englobe la première sortie de Cosmorak, la mort de Véga et le départ vers Euphor est, par contre, on ne peut plus décevante et laisse un évident goût de trop peu. La mise en service de Cosmorak, capable de combattre hors de l’atmosphère, semblait annoncer une épique bataille de la Lune Noire. Et d’épique bataille, hélas, il n’y aura point. Beaucoup plus prosaïquement, les scénaristes se contenteront d’éliminer la base lunaire en la faisant saborder par le grand Stratéguerre lui-même, alors qu’elle aurait pu être le décor d’un conflit grandiose. À quoi bon, dans ce cas, introduire un nouvel appareil si son rôle doit se limiter à une fastidieuse séance de tir au pigeon avec des navettes ? Après tout, nombreux sont les épisodes où Goldorak en a détruit autant, et sans aucune aide ! Il convient aussi de remarquer que l’affrontement final brille par sa platitude : à aucun moment les Aigles ne se trouvent en réel danger, l’anéantissement des forces de Véga – du moins de ce qu’il en reste – apparaît comme une simple formalité dénuée de risques. Enfin, dernière source de déception, et non des moindres : l’épilogue. L’épisode et par conséquent la série se terminent de manière extrêmement abrupte. Sans transition, nous passons directement du champ de bataille au départ d’Actarus et Phénicia. La victoire ne semble avoir suscité ni joie, ni effusions, ni apaisement, et c’est dans une ambiance glaciale, avec juste quelques adieux expéditifs et d’une extrême sécheresse, que les deux héros s’en vont à présent, presque à l’instar de ces invités qui prennent congé tout de suite après le dessert, pressés d’écourter un repas où ils se sont ennuyés. Malgré les larmes versées, cet épilogue ne dégage guère d’émotion véritable et laisse en revanche une impression particulièrement amère. Certes, il n’est pas interdit de considérer que les vrais adieux, empreints de la chaleur humaine qui fait ici défaut, ont eu lieu dans l’épisode précédent (Pour l’amour de la Terre, ép. 73), mais dans ce cas on doit aussi admettre que ce n’était peut-être pas là leur vraie place. En définitive, la saga Goldorak s’achève sur un mode mineur et aurait sans nul doute mérité un final plus consistant et moins bâclé. Fort heureusement, cette sortie plutôt ratée ne suffit pas à ternir l’impérissable souvenir que nous laissera la série dans son ensemble, et c’est bien là le principal…

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