Doublage français

Réalisé par la société Interfilms sous la direction artistique de Michel Gatineau, le doublage français se signale avant tout par son exceptionnelle qualité.

Qualité du texte d’abord : Michel Gatineau ne s’est pas contenté de traduire de façon plate et littérale les dialogues japonais, il a véritablement redonné une identité toute neuve à la série. D’emblée, il a pris le parti de gommer les spécificités culturelles et géographiques nippones et de renommer les personnages et les lieux, non tant pour les franciser, mais au contraire pour les rendre universels. Malgré cela, l’adaptation s’avère plutôt respectueuse du produit original, même si, inévitablement, le passage d’une langue à l’autre génère des différences qu’on pourrait parfois assimiler à de petites trahisons. Il n’empêche qu’au fil des décennies, c’est l’univers lexical créé par Michel Gatineau qui s’est imprimé dans toutes les mémoires : Cornofulgure, Astéro-haches, Rétro-laser, Planitronks… bref, tous ces termes qui sont autant Goldorak que le robot lui-même. À cette belle et foisonnante inventivité, s’ajoute le soin extrême apporté apporté à l’écriture des dialogues dans leur ensemble. Si l’on fait abstraction de quelques inutiles néologismes d’une ridicule lourdeur (métamorphorisation, stocko-convergeur, caméramanner, immergation…), les textes de Gatineau brillent la plupart du temps par leur vocabulaire recherché et par leur style élégant et soutenu.

Qualité de l’interprétation ensuite : on peut affirmer sans exagération que la version française de Goldorak bénéficie véritablement d’un casting haut de gamme.

PERSONNAGES RÉGULIERS

 

D actarus

D alcor

D vénusia

D phénicia 1

D phénicia 2

D procyon

D rigel

D mizar

D banta

D argoli

D antarès

D mère banta

D véga

D minos

D hydargos

D horos

D minas

PERSONNAGES SECONDAIRES

Janus : Jacques Richard
Euridie : Monique Thierry
Eudixe : Pierre Hatet
Uranus : Arlette Thomas
Aphélie : Michèle Bardollet
Atlas : Georges Atlas
Astrida : Jeanine Freson
Ergastule : Roland Ménard
Scarab : Jean Violette
Titios : Claude Bertrand
Gaska : Raymond Loyer
Hérios : Thierry Bourdon
Hydro : Philippe Dumat
Le grand-père de Phénicia : Louis Arbessier
Garella : Pierre Fromont
Dantus : René Arrieu (1re voix) / Jean-François Laley (2e voix)
Dagos : Jean-François Laley
Thébé : Jean Roche
Alizée : Monique Thierry
Sadon : Daniel Brémont
Cyrus : Jacques Chevalier
Horos jr : Jacques Chevalier
Cocyte : Jean-Henri Chambois
Pollux : Jean-François Laley
Végalia : Jeanine Forney


L’avis de Christian Garreau

« Lorsque UFO Robot Grendizer fut adaptée en français, l’énorme majorité des noms propres employés fut modifiée pour rendre la série moins japonaise et plus claire.
Les lieux terriens, qui sont pour la plupart des sites existants, eurent des sorts assez divers. Si la ville de Tokyo est cachée derrière les néologismes Perlépolis ou Lu
miville, le mont Fuji sera souvent appelé par son vrai nom. Quant aux lieux propres à la série, c’est-à-dire ceux qui ne puisent pas leur existence dans la réalité, ils prirent des noms souvent poétiques comme le Ranch du Bouleau Blanc et le Camp de la Lune Noire. Les humanoïdes, qu’ils soient terriens ou extraterrestres, reçurent des noms tirés pour la plupart de l’astronomie. Nous retrouvons donc des noms d’étoiles (Procyon, Rigel), de constellations (Bélier) ou de planètes (Uranus). Ces choix dénaturent certes un peu la série, mais ils la magnifient car ils rendent la version française beaucoup plus magique que l’originale. En effet, comme pour tout feuilleton conçu au Japon, les noms d’origine des Terriens sont des prénoms couramment utilisés dans ce pays et les Koji, Hikaru et Daisuke sont des équivalents de nos Pierre, Paul ou Jacques, ce qui accrédite inconsciemment la notion de réalisme de l’histoire. En France, en revanche, l’emploi de noms ne pouvant être portés par des humains nous fait voir les personnages comme des héros qui ne peuvent prendre vie dans notre réalité. Mais comme dit plus haut, ce total excès dans le choix des noms rend la série bien plus féerique qu’à l’origine. »

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